Plateforme de référence PURE Power Burundi
Burundi — la plateforme de référence.
Le Burundi est le pays où le modèle fait ses preuves en premier. L’équipe qui porte Gigawatt Burundi S.A. y travaille depuis plus de dix ans ; elle a développé, et gère toujours, Mubuga, première centrale solaire de taille industrielle du pays, en service depuis 2021. Le ministère en charge de l’énergie a donné son accord de principe à la plateforme de 150 MW de la société, pour une production nouvelle sur le réseau et hors réseau ; l’agence d’électrification rurale a signé avec elle un protocole d’accord ; et les premiers pôles agro-énergétiques sont en construction avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), depuis une base nationale au campus CEFORE-Rusi.
Les instruments du programme au Burundi sont conclus par Gigawatt Burundi S.A., avec ses partenaires institutionnels ; les incubateurs burundais du réseau accueillent les premières grappes.
En bref
Les chiffres sont indicatifs, tirés des Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale, des pactes nationaux pour l’énergie et des statistiques nationales, dernière année disponible ; sources complètes sur demande.
- Population
- 12,3 millions (recensement de 2024)
- Population rurale
- 75 % (recensement de 2024)
- Agriculture
- 85 % de l’emploi ; ≈34 % du PIB (2025)
- Accès à l’électricité, réseau
- 8 % (2025) ; 26 % toutes sources
- Accès à l’électricité, rural
- 2 à 3 % (2025)
- Accès à la cuisson propre
- 0,1 % (2023)
- Monnaie
- Franc burundais (BIF) ; devises et carburant rares
- Langues
- Kirundi, français, anglais ; swahili dans le commerce

1Plus de dix ans au Burundi
L’équipe dirigeante et opérationnelle de Gigawatt Burundi S.A. a développé, et continue de gérer, Mubuga : 7,5 MW dans la province de Gitega, première centrale solaire de taille industrielle du pays, en service depuis 2021 dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité de 25 ans avec la société nationale, la Régie de Production et de Distribution d’Eau et d’Électricité (REGIDESO).
- Chaque étape déjà menée à bien. Site, autorisations, partenariat public-privé, contrat d’achat d’électricité, financement et assurance internationaux, construction et cinq années d’exploitation — avec le ministère en charge de l’énergie, la REGIDESO, l’Autorité de Régulation des secteurs de l’Eau potable et de l’Énergie (AREEN) et les autorités chargées des partenariats public-privé.
- Des équipes permanentes dans le pays. L’ingénierie et l’exploitation sont basées au Burundi. Les pôles sont exploités par la même organisation, et non par une cellule de projet créée pour eux.
- Une société burundaise. Gigawatt Burundi S.A. est une société anonyme de droit burundais, qui travaille avec les ministères, agences, campus, banques et coopératives du pays.
- Une expérience plus large. La même équipe a été pionnière des énergies renouvelables dans plusieurs pays africains.
2La plateforme derrière le programme
Après examen par une commission ministérielle, le ministère en charge de l’énergie a donné son accord de principe à la plateforme intégrée de 150 MW de Gigawatt Burundi S.A., associant l’hydroélectricité, le solaire photovoltaïque avec stockage par batteries et les mini-réseaux décentralisés. L’accord couvre la production nouvelle raccordée au réseau national, hors réseau et distribuée sur le territoire. Pour le reliquat des 150 MW, les services du ministère, avec la REGIDESO, l’Agence Burundaise de l’Électrification Rurale (ABER) et l’AREEN, accompagnent l’identification et la sécurisation de nouveaux sites hydroélectriques et solaires.
7,5 MW
En exploitation depuis 2021
150 MW
Plateforme approuvée en principe
≈84 MW
En développement sur des sites attribués
10 sites
Mini-réseaux et pôles attribués
| Projet | Production | Puissance | État d’avancement |
|---|---|---|---|
| Mubuga, province de Gitega | Solaire, raccordé au réseau | 7,5 MW | En exploitation depuis 2021 ; contrat d’achat d’électricité de 25 ans avec la REGIDESO |
| Higiro, à côté de Mubuga | Solaire avec stockage par batteries, raccordé au réseau | 10 MWc et 4 MWh de stockage, extensible à 25 MWc | Protocole d’accord avec le Gouvernement ; partenariat public-privé et contrat d’achat d’électricité en négociation |
| Rushiha | Hydroélectricité, raccordée au réseau | 13 MW | Faisabilité acceptée ; partenariat public-privé et contrat d’achat d’électricité en négociation |
| Cankuzo (Nyarwana) | Solaire avec stockage, raccordé au réseau | 50 MWc | Site attribué pour l’étude de faisabilité et la construction ; évaluation initiale du site achevée |
| Rivières Nyengwe, Mushara et Mutsindozi | Petite hydroélectricité, distribuée | Cinq sites, ≈10,9 MW | Sites attribués pour l’étude de faisabilité et la construction |
| Dix sites autour de Makamba, Ruyigi, Muyinga et Cankuzo | Mini-réseaux avec pôles agro-énergétiques, hors réseau | ≈1 MW par site | Sites attribués ; en cours de mise en cohérence avec la programmation de l’ABER au titre de son protocole d’accord |
| Les premiers pôles agro-énergétiques | Solaire avec stockage au pôle | De 15 à ≈400 kWc selon le site | Premier pôle en construction avec la FAO ; premier coup de pioche le 4 août 2026 |
Puissances et état d’avancement tels qu’enregistrés par le ministère en charge de l’énergie dans ses lettres et dans l’examen de la plateforme par sa commission. MWc : mégawatts-crête de puissance solaire ; MWh : mégawattheures de stockage.
3Pourquoi la plateforme porte le programme rural
Un pôle rural est de petite taille. Seul, il ferait peser sur chacun de ses prix la direction, l’ingénierie, les achats, la gestion environnementale et sociale, la finance et le reporting. Au Burundi, ces coûts sont partagés à l’échelle d’une plateforme de centrales raccordées au réseau et de pôles : chaque pôle n’en porte qu’une faible part, en plus de ses propres équipements, de son personnel local et de ses charges d’exploitation.
- Une seule organisation. Une même équipe de direction, d’ingénierie et de finance, un même système environnemental et social et une même chaîne de reporting servent les centrales et les pôles.
- Des achats à l’échelle de la plateforme. Panneaux, onduleurs, batteries et pièces sont achetés avec les commandes des centrales et tenus dans un stock national unique à Rusi.
- Un seul système d’exploitation. La supervision, la maintenance et la conduite conçues pour les centrales s’étendent à chaque pôle.
- Un seul promoteur à évaluer. Prêteurs et bailleurs évaluent un promoteur doté d’un actif en exploitation et d’un reporting aux normes des prêteurs, et non cent petits projets.
- Réseau et hors réseau planifiés ensemble. Les pôles sont construits prêts à se raccorder à l’arrivée du réseau national, à des conditions convenues à l’avance.
Il en résulte des prix plus bas pour les services du pôle et un démarrage plus rapide sur chaque nouveau site.
4Instruments en place
- Ministère en charge de l’énergie (MRMEICT) : accord de principe pour la plateforme intégrée de 150 MW — production nouvelle sur le réseau et hors réseau : hydroélectricité, solaire avec stockage par batteries et mini-réseaux décentralisés ; dix sites de mini-réseaux attribués ; cinq sites de petite hydroélectricité attribués
- Protocole d’accord entre l’ABER et Gigawatt Burundi S.A. — cadre de collaboration pour accélérer l’électrification rurale par les pôles énergétiques à usages productifs, les mini-réseaux et les solutions domestiques : l’ABER conduit la planification et la programmation ; Gigawatt Burundi S.A. développe, finance, construit et exploite dans la durée
- Protocole de coopération entre le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage (MINEAGRIE) et Gigawatt Burundi S.A. — intégrant les pôles aux programmes du ministère, dont le programme national de pôles agro-énergétiques
- Protocole d’accord avec la FAO sur l’usage productif des énergies renouvelables dans l’agriculture ; premier coup de pioche donné ensemble sur le premier pôle agro-énergétique, le 4 août 2026
- Protocole d’accord entre le campus polytechnique CEFORE-Rusi et Gigawatt Burundi S.A. — siège opérationnel, pôle et ferme de démonstration, base technique nationale et académie nationale de formation
- Protocole d’accord-cadre entre le réseau African Agribusiness Incubators Network (AAIN) et Gigawatt Burundi S.A., signé à Bujumbura
- Convention de collaboration entre la Banque d’Investissement et de Développement pour les Femmes (BIDF) et Gigawatt Burundi S.A. — signée à Gitega — Gigawatt Burundi S.A. désignée partenaire technique de la BIDF pour l’intégration des PME féminines des filières énergétiques et la qualification des femmes aux métiers de l’énergie
5Rusi : siège et base nationale
Le Centre de Formation Polytechnique et de Reconversion Professionnelle de Rusi (CEFORE-Rusi) est un établissement polytechnique public de la province de Gitega, inauguré en septembre 2022 au titre des projets présidentiels. Il forme à la production agropastorale, à l’électromécanique, à l’électricité, à la mécanique automobile et motocycle, aux énergies vertes et à l’entrepreneuriat. Au titre de son protocole d’accord avec Gigawatt Burundi S.A., le campus est désigné comme :
- Siège opérationnel du programme PURE Power Burundi.
- Pôle et ferme de démonstration : le pôle phare où ministères, bailleurs, stagiaires et coopératives voient le modèle fonctionner.
- Académie nationale : formation et formation des formateurs pour les exploitants de pôles et les techniciens du solaire, du froid et de l’électromobilité, avec une priorité aux femmes.
- Base technique nationale : assemblage des équipements, grosses réparations et entreposage central pour l’ensemble du réseau.
- Point d’ancrage du réseau national d’électromobilité et site de l’approvisionnement du campus en énergie renouvelable.
La formation, le pôle de démonstration et un partenariat public-privé sont préparés en parallèle. Le partenariat, préparé conjointement avec le Centre au titre de la loi burundaise sur les partenariats public-privé, couvre l’approvisionnement énergétique du campus, la station d’électromobilité et les installations d’assemblage, de réparation et d’entreposage, avec un partage des revenus conçu pour accroître les recettes propres du Centre. Les parties entendent également établir au campus l’académie continentale de formation des formateurs de PURE Power Africa.
6L’agriculture : l’économie que servent les pôles
L’agriculture représente environ 85 % de l’emploi et environ un tiers du PIB ; trois Burundais sur quatre vivent en milieu rural. Le manioc, la banane, la patate douce, le maïs, le haricot et le riz sont les cultures de volume ; le café et le thé sont les principales exportations agricoles et une source majeure de devises. Les exploitations font en moyenne bien moins d’un hectare.
Cette dépendance rend l’économie sensible : une mauvaise saison, une baisse des prix ou une récolte perdue atteint à la fois le revenu des ménages, la sécurité alimentaire, les recettes d’exportation et les devises qui paient le carburant et les importations. Les pertes après récolte approchent le cinquième pour le maïs, et quelque 120 000 hectares de marais restent largement non aménagés. Pour la même raison, chaque service du pôle touche la majeure partie de la population :
- Moins de pertes. La mouture, le séchage et le stockage frigorifique préservent une plus grande part de chaque récolte.
- Une seconde saison. L’irrigation solaire à faible relevage met en production les marais et les cultures de saison sèche.
- La valeur reste dans le district. Transformation, conditionnement et stockage ajoutent un revenu avant que les produits ne partent, et remplacent des produits transformés importés.
- Des devises économisées et gagnées. L’énergie solaire remplace le diesel importé ; un café, un thé et une horticulture mieux traités rapportent davantage à l’exportation.
- Emplois ruraux et crédit. Les pôles emploient localement des jeunes et des femmes, et leurs registres de livraisons et de paiements donnent aux banques une base pour prêter.
Emploi et PIB : Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale, 2025 ; population rurale : recensement général de 2024.
7Accès à l’énergie, pacte et réglementation
Le Burundi part de l’un des taux d’accès les plus bas au monde. Environ 26 % de la population dispose de l’électricité, toutes sources confondues, et 8 % par le réseau national (2025) ; en milieu rural, où vivent trois Burundais sur quatre, l’accès est de 2 à 3 % ; la cuisson propre atteint environ 0,1 %. Le Pacte national pour l’énergie du Burundi, au titre de Mission 300 (septembre 2025), vise 70 % d’accès à l’électricité, 300 sites de mini-réseaux, 850 000 systèmes solaires domestiques et 40 % de cuisson propre d’ici 2030.
La loi sur l’électricité, telle que modifiée le 22 mars 2024, a ouvert la production, les partenariats de distribution, les mini-réseaux et la vente hors réseau aux opérateurs privés ; un décret sur l’électrification rurale et les mini-réseaux ainsi qu’un fonds d’accès universel à l’énergie ont suivi en mars 2026.
Accès : Pacte national pour l’énergie (2025) et données du Gouvernement du Burundi ; cuisson propre : Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale, 2023.
8Petit pays, couverture complète
Le Burundi couvre environ 27 800 km² et compte parmi les pays les plus densément peuplés d’Afrique. Depuis la base de Rusi et Bujumbura, techniciens, pièces et équipements de remplacement atteignent n’importe quel site du pays dans la journée de travail.
C’est l’une des démonstrations du Burundi : la rapidité avec laquelle une base, un stock de pièces et une équipe étendent un réseau de pôles à chaque province, et ce que coûte et rapporte une couverture nationale. L’historique constitué ici fait la preuve pour les pays plus grands qui suivent.
9Carburant, devises et mobilité électrique
Le Burundi importe la quasi-totalité de son carburant. Les devises étant rares, les pénuries de carburant se répètent, et les files d’attente aux stations perturbent les transports, le commerce et l’acheminement des récoltes.
La politique publique impose désormais le changement : aux termes de l’article 221 de la loi portant fixation du budget général de l’État pour l’exercice 2026/2027, adoptée le 13 juin 2026, les voitures et jeeps importées à partir du 1er janvier 2027 doivent être électriques ou hybrides.
Les flottes électriques ont besoin de recharge, d’échange de batteries et de maintenance hors de la capitale. Les pôles les fournissent à l’énergie solaire, et le réseau national d’électromobilité est ancré à Rusi, avec l’assemblage, la maintenance et la formation des mécaniciens et des conducteurs. Taxis-motos, tournées de collecte et transport des coopératives roulent alors à l’électricité produite dans le pays plutôt qu’au carburant importé, et les devises économisées restent disponibles pour d’autres importations.
10Comment se déroule le déploiement
Les premiers pôles sont en construction avec la FAO, et le pôle de démonstration de Rusi suit. Les dix sites de mini-réseaux attribués par le ministère en charge de l’énergie sont mis en cohérence avec la programmation de l’ABER au titre de son protocole d’accord ; le programme national de pôles agro-énergétiques du ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage fournit la vague suivante ; un plan national de déploiement court jusqu’en 2030. En parallèle, les projets raccordés au réseau poursuivent la négociation de leurs contrats de partenariat public-privé et d’achat d’électricité, et Rusi assemble, répare, entrepose et forme pour l’ensemble du réseau.
11Institutions homologues
- Énergie
- Ministère des Ressources Minières, Énergétiques, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme (MRMEICT) ; REGIDESO (société nationale) ; ABER (agence d’électrification rurale) ; AREEN (régulateur)
- Agriculture
- Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage (MINEAGRIE)
- Finances
- Ministère des Finances, du Budget et de la Planification Économique
- Formation
- Campus polytechnique CEFORE-Rusi, province de Gitega ; Université du Burundi
12Programmes auxquels les pôles peuvent s’adosser
- Programme d’énergie solaire Soleil-Nyakiriza et son fonds solaire et cuisson propre (Banque mondiale)
- Programme national de pôles agro-énergétiques (ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage)
- Opérations nationales du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP)
- Pacte national pour l’énergie (Mission 300) et ses guichets d’accès basés sur les résultats
- Programme-pays de la FAO sur l’usage productif des énergies renouvelables
13Prochaine étape
Les échanges passent par le siège de Bujumbura.
Un dossier de phase de lancement — évaluation des sites, configuration des équipements au regard des cultures et des volumes locaux, cartographie des partenaires et des programmes, et feuille de route de financement construite sur des programmes déjà financés dans le pays — est préparé conjointement avec le membre national pour un gouvernement ou un financeur intéressé.